DISPARAÎTRE

Mis en avant

Par Andrée Béchard, mère de Marilyn

Ne me parlez pas du temps qui arrange les choses
Ne me parlez pas d’étapes à traverser
Ne me parlez surtout pas de deuil
Mais parlez-moi d’espoir
Donnez-moi des forces; celles qui permettent de s’accrocher
Dites-moi de ne pas désespérer.

Disparaître,
C’est le silence d’Elle
De sa voix, de sa joie, de sa musique
Ce sont des instants de vie sans Elle;
Ceux qu’on voudrait partager pour mieux aimer
C’est un regard posé tous les jours sur les mêmes objets; les siens
Entremêlés des gestes quotidiens
Où paroles et questions  se perdent jusqu’au lendemain

Ne me parlez pas de passer à autre chose
Dans l’autre chose, je La retrouve quand même
Ne me parlez pas comme si elle n’existait plus
Elle est juste ailleurs; peut-être même différente
Ne me parlez pas de souvenirs et d’oubli à la fois
Mais parlez-moi de volonté
De cette énergie qui combat la peur
Donnez-moi cette sagesse;
Celle qui permet de croire et d’avancer

Disparaître,
C’est parler d’Elle au présent
Sans compter les heures et les jours qui m’en séparent
La noirceur de la nuit qui revient aide à effacer sa lourde absence
Pourtant, j’ai hâte que le nouveau jour arrive!
Qui sait,…au réveil…
Aurais-je enfin la nouvelle tant attendue!

MESSAGE À MARILYN

À notre fille chérie, Marilyn

Depuis ce 17 février 2008, nous ne cessons de penser à toi.  Nous te cherchons partout.
Être sans nouvelles de toi a profondément bouleversé nos vies. Tu sais combien nous t’aimons.
Nous aimerions tant te voir et te serrer dans nos bras.
Où que tu sois et peu importe ton choix de vie; nous te respecterons. Nous serons toujours là pour te soutenir, t’encourager et t’aider si c’est ce que tu veux.
Nous te demandons Marie,… de communiquer avec nous, ta famille; cela nous soulagerait tellement d’entendre ta voix.
Tu ne peux t’imaginer combien ça nous rendrait heureux!
On est si inquiets  et tristes!
Donne-nous des nouvelles Marie! On a besoin de toi!

Maman et papa qui t’aiment xxx

Nos enfants disparus

Je vous invite à regarder cette bande-annonce pour l’émission « Nos enfants disparus: portrait de la situation ». La prochaine émission sera diffusée le mardi 8 mai à 19 heures sur la chaîne de télévision Avis de Recherche (ADR).  Vous pourrez y entendre les témoignages de nombreuses familles qui cherchent un être cher. Vous découvrirez aussi les intervenants qui essaient de localiser les personnes disparues ou soutiennent leurs proches.  La talentueuse journaliste Monic Néron anime ces deux émissions qui traitent  « entre autre de l’Alerte Amber, de l’affichage dans les aéroports, des méthodes étrangères en matière de disparition (USA, Ontario et Belgique) et du rôle de la population dans la recherche de personnes portées disparues ». Pour plus de renseignements, veuillez consulter www.facebook.com/nosenfantsdisparus.

Bande-Annonce « Nos enfants disparus »

Mes parents Andrée Béchard et Michel Bergeron

La deuxième fois

Elle a croisé mon chemin deux fois depuis les débuts de la disparition de Marilyn et ce, sans le savoir. La première fois, c’est son copain qui a téléphoné. Il croyait que c’était Marilyn. Il avait hébergée cette jeune femme durant des mois. Il avait remarqué un tatouage, une taille fine et de beaux yeux. Cette fois-ci, c’est une dame qui m’a raconté l’avoir vue dans un hôpital. La jeune femme parlait fort, elle semblait intoxiquée. Elle se débattait. On l’a déshabillée sans ménagement. On a refusé de lui donner le sirop pour les drogués.
Le lendemain, on a fouillé dans la boîte des objets perdus pour pouvoir la rhabiller. Elle est partie dans une tempête de neige avec une couverture d’hôpital sur le dos. On l’a probablement vite oubliée, tout comme son foulard et ses gants. C’est un objet perdu. Elle ressemble à Marilyn. Je connais maintenant son nom. Je l’ai cherchée dans la liste des personnes disparues, mais je ne la trouve pas.
Apparemment, elle ne manque à personne. Elle a à peu près le même âge que ma soeur. Où habite-t-elle?  Elle se prostitue dans une région éloignée des grands centres. Je sais que sa situation se détériore. Il y a deux ans, elle avait au moins un toit. Ça fait deux fois que je la trouve en cherchant Marilyn. Ce n’est pas Marilyn. C’était celle qui lui ressemble. C’était celle qui fait le trottoir, qui claque ses talons sur le ciment dur comme sa vie.
Deux fois déjà. J’ai peur du jamais deux sans trois. Et si nous recevions un coup de fil pour identifier un cadavre qui ne serait pas celui de Marilyn? Quel choc!

Pourquoi est-ce que personne ne cherche cette autre jeune femme? Est-ce possible de l’aider au lieu de la regarder bêtement partir dans la tempête?Je ne sais pas ce qui est arrivé à Marilyn. J’aime l’imaginer cachée dans un couvent à la Rock ‘n Nonne, ou sur une plage du Mexique, cheveux dans le vent, sourire aux lèvres. Je la vois en héroïne qui s’échappe de toutes les mauvaise situations quelles qu’elles soient. Dans les moments sombres, je me dis que ma soeur est forte, que l’humain est résilient, qu’il y a toujours des survivants aux génocides, aux tsunamis, aux bombes et aux épreuves qui semblent insurmontables. Que Marilyn sache qu’elle peut compter sur moi et que je l’aimerai toujours. J’espère encore et encore la revoir. Quand je pense à cette autre jeune femme, le doute me serre le coeur.
Et si quelqu’un regardait aussi partir Marilyn dans la tempête? Il est si facile de fermer les yeux, d’attendre que la silhouette s’efface au loin.
Et se dire «De toute façon, je ne reverrai jamais cette personne». En tant que soeur de disparue, ces mots résonnent dans le coeur, même lorsque l’on parle d’un inconnu. La pensée de ne jamais revoir son être cher, de l’imaginer dans la douleur ou dans le froid glace le sang. C’est pourquoi l’idée d’un bon samaritain, du soleil chaud du Mexique, de l’amnésique qui s’éveille me permettent l’esquisse d’un sourire quand mon regard croise celui de Marilyn, figé sur les photos. Deux fois déjà, j’ai trouvé celle qui lui ressemble. Je ne savais pas trop quoi faire, mais j’ai appelé une travailleuse de rue pour qu’elle marche dans les pas de l’autre. Je suis tombée sur quelqu’un de bien. Il n’y pas de ressources en région pour aider les prostituées. Stella n’existe qu’à Montréal.J’ai demandé: «Vous avez bien un programme qui puisse lui permettre de sortir de la rue?»On m’a répondu: «Oui, il y a une maison d’hébergement qui reçoit les femmes itinérantes. La démarche doit venir de la personne. On ne peut que lui demander si elle a besoin d’aide.»J’ai insisté: «Vous pouvez lui donner une brochure, non?»

On m’a rétorqué: «Oui, sans problème. L’équipe va garder l’oeil ouvert.»

Je n’ai jamais donné son nom. J’ai donné un coin de rue.
J’ai raccroché en me disant qu’enfin quelqu’un allait la chercher.

J’ai ensuite appelé la maison d’hébergement.

On m’a dit qu’on «peut recevoir une femme itinérante gratuitement seulement pour quelques semaines».

J’ai ajouté: «Je pense que cette jeune femme est dépendante aux drogues dures. Pouvez-vous l’aider? »

Avec retenue, on m’a dit: «Oui, mais nos moyens sont limités. On travaille avec un centre de désintoxication.»

Une nouvelle ressource. J’ai demandé: «Vous avez le numéro?»

On m’a répondu un peu sèchement: «Il est dans les pages jaunes.»

C’est vrai, après tout je n’ai qu’à chercher le numéro de téléphone. Au point où j’en suis…

J’ai trouvé le centre de désintoxication sur internet. J’ai parlé à une intervenante fort sympathique qui m’a expliqué: «On accepte la plupart des cas, sauf ceux qui sont trop lourds».

J’ai dis: «Pouvez-vous préciser?»

La liste était relativement simple: «Les personnes qui s’injectent des drogues intraveineuses, celles qui ont déjà fait un séjour chez nous et qui démontraient des problèmes de comportement tel que la violence. Des choses de ce genre…»

J’ai demandé: «Quelle sera la ressource disponible pour les cas lourds?»

«L’hôpital.»

Ah oui, celui-la qui renvoie les gens dans les tempêtes de neige.

L’intervenante a ajouté vivement: «On ne peut pas forcer quiconque à se faire soigner».

Un jour, j’ai suivi un cours dans un organisme qui aide les jeunes en situation d’itinérance. Le discours a été sensiblement le même:

«On est pas là pour les SAUVER. On est là pour répondre à leurs besoins». Avec fierté cette intervenante a affirmé qu’elle avait laissé une jeune femme accoucher sur une plage, mais lui avait donné des couvertures.

Vraiment? Il y a de quoi être satisfait?

Je sais qu’on ne peut pas sauver la terre entière, mais peut-être doit-on revoir les méthodes?

Dans quelle mesure une personne itinérante intoxiquée arrive-t-elle à prendre une décision éclairée sur son propre sort alors qu’elle doit mendier, se prostituer, se battre, jeûner pour simplement survivre?

Et comment faire confiance à ceux qui doivent prendre des décisions d’observation ou d’internement quand ils laissent partir n’importe qui dans la tempête?

Je commence à croire que ceux qui disent «ce n’est pas moi qui décide» causent finalement cette boucle malsaine où personne n’arrive à se sortir de rien parce que personne n’est responsable.

J’ignore si cette jeune femme qui ressemble à Marilyn décidera de demander de l’aide. Si elle acceptera le café de la travailleuse de rue. Si elle voudra bien jeter un coup d’oeil sur la brochure.

J’ai offert une aide financière pour qu’elle puisse dire «je ne veux pas» et non «je ne peux pas». Va-t-on seulement lui proposer quelque chose?
Ce n’est pas moi qui décide. En attendant, cette jeune femme marche dans la tempête.

Pour une brigade spécialisée des disparitions au Québec

Je vous invite à lire cet article paru récemment dans la presse. Ma famille souhaite vivement qu’une brigade spécialisée dans les disparitions au Québec soit constituée.

Les familles veulent une brigade spécialisée

Ce type d’unité spéciale existe entre autres en Ontario et en Colombie-Britannique et permet de résoudre plus de cas de disparitions d’enfants et d’adultes, sans compter une meilleure coordination sur un vaste territoire. Je crois sincèrement qu’une expertise provinciale pourrait contribuer à de meilleurs résultats pour retrouver un être cher, surtout dans les précieux premiers jours de l’enquête d’une disparition. De nos jours, on ne peut plus chercher dans un seul village ou une seule ville. Et on ne peut pas se permettre d’ériger des frontières de juridictions quand chaque minute compte.

J’en profite pour mentionner encore une fois qu’il y a plus de 600 corps non-identifiés au Canada qui sont présentement dans diverses morgues du pays. Ce sont peut-être 600 personnes disparues recherchées par leur famille depuis des mois, voire des années. Même si nous nous accrochons tous les jours à l’espoir de revoir Marilyn vivante, je voudrais savoir si elle est décédée. Je trouve donc particulièrement aberrant qu’il n’existe toujours pas de base de données nationale pour les personnes disparues et corps non-identifiés. Est-ce que ce sont les familles de personnes disparues qui doivent la créer? Est-ce à nous de constituer une brigade spécialisée comme cela existe dans les autres provinces et pays?

Si nous avions une unité spéciale sur les disparitions au Québec, peut-être connaitrions-nous un peu mieux l’histoire derrière les visages de ces enfants, de ces jeunes adultes, de ces adultes ou vieillards qui se sont évaporés dans la nature. Peut-être pourrions-nous ainsi les retrouver?

Quelques personnes disparues du Québec.

 

Quelques cas de disparition non résolus au Québec…

Brenda Duperron, 17 ans, disparue depuis le 9 mars 2012. (Montréal)

Maisy Odjick, 22 ans, disparue depuis le 6 septembre 2008. (Communauté de Kitigan Zibi)

Diego Königsthal, 1 an au moment de sa disparition le 5 décembre 2007. (Montréal)

Odette Lemieux, 60 ans, disparue au début du mois de janvier 2012. (Québec)

Laura Jame May, 17 ans, disparue depuis le 19 octobre 2011. (Montréal)

Antonio El-Asmar, 5 ans au moment de sa disparition le 11 janvier 2001. (Montréal)

Diogo Santos, 31 ans, disparu depuis le 20 octobre 2011. (Montréal)

Alexandra Ducharme Bibeau, 14 ans, disparue depuis le 1er mars 2012. (Sherbrooke)

Gilles Perron, 66 ans, disparu depuis le 13 janvier 2012. (St-Jean-Sur-Richelieu)

Geneviève Malo, 40 ans, disparue depuis le 15 décembre 2011. (Saint-Calixte)

Pierrette Lamy, 72 ans, disparue dans la nuit du 4 au 5 janvier 2012. (Laval)

Howard Graveline, 75 ans, disparu depuis le 30 décembre 2011. (Gatineau)

Ma soeur Marilyn Bergeron, 24 ans au moment de sa disparition le 17 février 2008. (Québec)

Mbaye Thiaw NDIR, 16 ans, disparu depuis le 20 janvier 2012. (Québec)

Michael Montpetit, 17 ans, disparu depuis le 23 novembre 2011. (Sherbrooke)

Maxime Richard, 16 ans, disparu depuis le 28 février 2012. (Longueuil)

Maxime Pelletier, 21 ans, disparu depuis le 29 janvier 2012. (Québec)

David Fortin, 14 ans au moment de sa disparition le 10 février 2009. (Alma)

Sarah Adnan Hashim Siraj, 16 ans, disparue depuis le 20 février 2012. (Montréal)

Cédrika Provencher, 9 ans au moment de sa disparition le 31 juillet 2007. (Trois-Rivières)

Visiter le site internet Avisderecherche.tv pour une liste plus complète des cas de disparition non résolus au Québec.  (Il y en a plus de deux cents)

 

 

Pourquoi les gens disparaissent-ils? Un regard sur le trafic humain

Je tiens à remercier tous ceux qui ont apporté leur soutien à notre famille dans cette semaine plus difficile qui marque les quatre ans de disparition de Marilyn. Nous avons même reçus de nouveaux indices, ce qui nous encourage toujours à continuer!

Plusieurs personnes m’ont demandé si je savais pourquoi Marilyn est portée disparue depuis tout ce temps. Malheureusement, je l’ignore toujours. Nous considérons toutes les hypothèses. Habituellement, une personne disparaît à cause d’un ou plusieurs des scénarios suivants:

-Échapper à un milieu familial difficile (abus physique, sexuel, émotionnel), échapper à des conditions de vie ou de travail difficiles, refaire sa vie sous une nouvelle identité, enlèvement, enlèvement parental, joindre le programme de protection des témoins, suicide, meurtre, maladie mentale ou neurodégénérative (schizophrénie, Alzheimer, etc.), mort naturelle, accident ou acte criminel, esclavage (sexuel, travail ou autre), échapper aux autorités policières, se joindre à une secte ou autre organisation religieuse, etc.

Source (en anglais): Wikipedia – Missing_person

Il y a des centaines de dossiers actifs au Québec de personnes disparues qui n’ont pas été retrouvées. Même si la cause exacte est inconnue, les conséquences sont souvent très graves pour la personne disparue et ses proches.

Note: Le contenu de cet article, ainsi que les liens ci-dessous sont particulièrement durs et emploient des termes déconseillés aux mineurs et âmes sensibles.

Josée me demandait si nous avions cherché du côté de ceux qui enlèvent les jeunes femmes pour de la prostitution.  J’ai pensé à ce scénario plus d’une fois. J’ai même passé des nuits entières dans les mauvais quartiers du pays à la recherche de Marilyn, mais je n’ai vu ni la pointe de l’iceberg ni ma soeur. Je n’oublierai jamais le visage pâle de cette jeune femme de East Vancouver qui souhaitait que quelqu’un la cherche, elle aussi.

Au fil des ans, on m’a raconté plusieurs histoires d’horreur liées au trafic humain. Malheureusement, ce scénario doit être considéré comme tout les autres. Je ne vous cache pas qu’il me fait peur.

Voici ce qui est arrivé à trois jeunes femmes du Québec, trois histoires de personnes disparues parmi tant d’autres. Les noms sont fictifs pour les protéger.

Isabelle s’est présentée à une entrevue suite à une annonce parue dans le journal local. Elle venait de compléter ses études et cherchait un emploi dans son domaine.  On lui avait donné rendez-vous en après-midi. Elle venait à peine d’arriver lorsqu’elle a appris la nouvelle: elle avait le poste! Seulement…un autre poste. Elle était escorte et commençait sur-le-champ. Elle mettra plus de dix-huit mois à s’échapper. À la première tentative, elle est jetée dans un escalier en plus d’être battue et violée à répétitions. Son « transport » l’amène dans un nouveau « bar de danseuse » à toutes les deux semaines. Elle travaille jour et nuit dans les grandes villes et régions rurales du Québec. Elle s’échappe finalement après une troisième tentative. Malgré les blessures physiques et morales, elle refuse toujours de porter plainte, blottie dans la terreur. Sa famille reçoit aussi des menaces, ignorées par les autorités locales. Malgré tout, la vie reprend doucement son cours.

Lisa, la belle adolescente en fugue, s’est retrouvée ligotée dans un appartement près d’une autoroute pendant plus d’un an, victime des gangs de rue. Elles étaient trois filles à se prostituer jour et nuit sous les menaces de leur proxénète, recevant chacune en moyenne une vingtaine de clients par jour. Lisa n’avait même pas seize ans.

Jane, dix-huit ans, a été enfermée dans un sous-sol d’un chic quartier montréalais pendant près de deux ans. Elle a finalement été prise en pitié par un client qui l’entendait murmurer « mom » sous ses sanglots.  Il a téléphoné aux policiers de façon anonyme.

Tant d’histoires d’horreur. Si peu d’action ou de prévention.

À tous ceux et celles qui s’apprêtent à fuguer ou à partir sur un coup de tête, je vous supplie de chercher des ressources dans votre milieu scolaire, familial ou amical. Ceux qui vous attendent au terminus d’autobus pour vous offrir un bon café ou un endroit chaud pour dormir « quelques jours » ne veulent pas vous aider. Ils ont votre âge, mais ils vous mentent sur ce qu’ils sont et ce qu’ils attendent de vous.

À tous ceux qui profitent de la vulnérabilité des gens, remarquez les plaies sur les cuisses, les yeux bouffis et le regard hagard de la personne dont vous abusez. Vous avez le courage de votre acte illégal, peut-être aurez-vous le courage d’avoir un peu de coeur et d’aider cette personne de façon anonyme.

Pour en savoir plus sur le trafic humain au Canada:

La traite de personnes au Canada – Rapport de la Gendarmerie royale du Canada

Des centaines de personnes auraient été victimes du trafic humain au Canada

Aidez-moi à retrouver ma fille

Le documentaire « Avenue Zéro » explore la problématique du trafic humain

Une ligne téléphonique pour les victimes

(En anglais)

Chrysalis Network

Sex trafficking: a national disgrace